11 Janvier 2017

Aurélien Fresneau

Du violon aux comètes

L'ancien premier violon de l’orchestre de l’université de Marseille est aussi chanteur de jazz dans un quartet vocal. Aurélien Fresneau, 28 ans, possède plusieurs cordes à son arc. Il a soutenu en décembre dernier une  thèse en astrochimie qui a pour thème « Des expériences de laboratoire pour simuler les réactions chimiques à la surface des grains cométaires ou interstellaires ».

S’il apprécie la mobilisation de ses directeurs de thèse, Aurélien n’envisage pas pour autant de préparer un post-doctorat. « J’ai besoin de voir rapidement les résultats de ce que je fais. Je pense plutôt me tourner vers l’industrie aérospatiale » explique-t-il. 

« A moins que je ne parte aux Etats-Unis ». Cette perspective l’emmènerait sur des terrains déjà visités. En effet, le jeune thésard a effectué neuf mois de stage comme ingénieur à la Nasa mais aussi à l’Esa.



Aurélien Fresneau

Crédit : Aurélien Fresneau

Le plaisir de communiquer la science

Autre passion, la vulgarisation scientifique. Celle-ci lui a été demandée par la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, l’un des partenaires de sa thèse. En effet, l’allocation doctorale accordée  au jeune ingénieur prévoyait une mission  de communication auprès du grand public. Une obligation dont  Aurélien s’est fait un plaisir. « Présenter ma thèse à des collégiens, participer à des Cafés scientifiques, à la Fête de la science, je n’y suis pas allé à reculons » témoigne-t-il.

Il y a quelques années, étudiant à l’Ecole Centrale de Lyon, Aurélien participait au C’Space, une réponse au rêve de son enfance, devenir astronaute. A trois mois de la soutenance de sa thèse, il intervenait, parfaitement à l’aise à la soirée du Café des sciences, organisée lors des Journées Jeunes chercheurs ( JC2) à Toulouse et témoignait de son expérience en communication scientifique aux côtés de professionnels aguerris.

De présentation en évènement scientifique, le jeune thésard a ainsi parfait son intérêt pour la communication. Un intérêt récompensé par une place de finaliste au concours « Ma thèse en 180 secondes » de mai 2016, aux côtés de deux autres thésards du CNES, Lucie Poulet et Philippine Chambault.

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